Chapitre 1 : Introduction

 


L'APOCALYPSE FACILE



Tout d'abord, pour rappel, le mot « apocalypse » ne signifie pas « fin du monde », mais « révélation ». Il s'agit d'une révélation sur les événements à venir, qui a été faite par Jésus-Christ lui-même à l'Apôtre Jean, alors exilé sur l'île de Patmos vers l'an 96. Il nous a fait cette révélation afin que nous ne soyons pas surpris par ce qui doit arriver, mais qu'au contraire, nous puissions nous préparer à ces événements qui vont survenir et qui doivent conduire à l’avènement de Jésus-Christ.



**CHAPITRE 1 : Introduction**


**Verset 1 :** « Révélation de Jésus-Christ. Dieu la lui a donnée pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt et l’a fait connaître en envoyant son ange à son serviteur Jean. »


Trois éléments sont à noter dans ce verset :


  1. Il s'agit d'une révélation faite par Jésus-Christ lui-même. Cela montre l'importance de cette révélation, car elle est faite par Jésus-Christ et non par un prophète quelconque. Jésus-Christ est le Fils de Dieu. Ce qu'il dit est vrai, et ses paroles sont très importantes. Dieu a donné à Jésus-Christ cette révélation, ce qui signifie que Dieu révèle aux hommes ce qui va se passer par l'intermédiaire de Jésus, qui est son messager. Pour rappel, Jésus a dit dans Matthieu 24, verset 36 : « Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. »

  2. L'objectif de cette révélation est donné : Jésus-Christ veut montrer à ses serviteurs (les croyants fidèles) ce qui va bientôt se passer.

  3. Jésus-Christ fait cette révélation par l'intermédiaire de son ange à son serviteur, l'Apôtre Jean, qui était son disciple préféré. Jean a une place très importante dans le Nouveau Testament. Il est également noté « son ange », ce qui confère un caractère affectif et prépondérant au message qu'il adresse. Il ne prend pas le premier ange venu et n'adresse pas cette révélation à un quelconque prophète. Il faut cependant remarquer que Jean ne fait pas état du fait qu'il était l'apôtre préféré de Jésus, comme cela est écrit dans l'évangile de Saint Jean. Bien que cette préférence puisse être simplement une erreur de copie ou le désir du copiste de donner plus d'importance à son travail.


L'idée générale de ce verset est donc que la révélation a un caractère très important et vrai.


**Verset 2 :** « Celui-ci l’a attesté, tout ce qu’il a vu est la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ. »


Jean atteste, certifie, que la révélation est la parole de Dieu et que ce qui va suivre est le témoignage de Jésus-Christ. On ne peut donc pas remettre en question ce témoignage ; il a une valeur de vérité absolue.


**Verset 3 :** « Heureux celui qui lit et ceux qui écoutent les paroles de la prophétie et gardent ce qui s’y trouve écrit, car le moment est proche ! »


Beaucoup perçoivent cette révélation comme l'annonce d'un malheur, le mot « apocalypse » étant souvent entendu à tort comme désastre, fin du monde, catastrophe. Jésus, lui, nous interpelle par le mot « Heureux » : ce message ne doit donc pas être pris comme une mise en garde, sous-entendant « malheur » à celui qui n'écoute pas cette révélation. Au contraire, c'est un message d'espoir, de bonheur et de joie qu'il nous annonce. Il s'agit d'une invitation à lire et à écouter cette parole de Dieu.

Mais il nous dit aussi de « garder ce qui s'y trouve écrit ». En effet, Jésus ne nous demande pas seulement de prendre connaissance de cette révélation ; il nous demande de garder ces paroles, de les mettre en acte, d'intégrer dans nos œuvres et dans nos pensées cette révélation.

« Car le moment est proche » : tout au long de l'histoire du christianisme, beaucoup de chrétiens étaient persuadés que l'avènement de Jésus-Christ était imminent. Encore aujourd'hui, beaucoup de chrétiens sont convaincus de l'imminence de l'avènement de Jésus, alors qu'il s'est pourtant passé 2000 ans depuis l'ascension de Jésus-Christ. Ce qu'il faut retenir c'est que peu importe si cet avènement a lieu demain ou dans un temps plus long, quand Jésus nous dit « car le moment est proche », c'est pour nous inviter à nous préparer. Ne soyons pas comme ces sottes femmes qui attendent leur lampe sans huile le retour du maître. Nul, excepté Dieu, ne connaît l'heure, mais nous devons vivre comme si c'était la prochaine heure.


**Verset 4 :** « De la part de Jean aux sept Églises qui sont en Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de [Dieu], celui qui est, qui était et qui vient, de la part des sept esprits qui sont devant son trône. »


Ce verset commence comme toutes les lettres que l'on retrouve dans le Nouveau Testament : par exemple, dans la lettre aux Éphésiens, verset 1, Paul commence ainsi : « De la part de Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, aux saints qui sont [à Éphèse] et qui sont fidèles en Jésus-Christ : et verset 2 : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ ! »


On retrouve dans ce verset 4 le même type de salutation, qui commence par décrire l'auteur de la lettre : Jean, qui l'envoie : « de la part des sept esprits.. », ce qui légitime sa lettre et représente un message de paix donné par Dieu lui-même. Ici, Jean s'adresse donc à ces sept Églises d'Asie en se présentant et annonce un message de paix, comme dans les lettres. Il se distingue en évoquant : « de la part de Dieu et aussi de la part des sept esprits qui sont devant le trône ». « De la part de Dieu » implique qu'il s'agit d'un message divin. Ce n'est pas une simple lettre. Ce message divin est appuyé par « celui qui est, qui était et qui vient », un nom que Dieu utilise dans l'Ancien Testament, car on ne prononçait pas son nom.


Il mentionne également les sept esprits. On peut se demander qui sont ces « sept esprits devant son trône » ? Le chiffre 7 est un nombre important dans la Bible ; il signifie « perfection », « puissance ». En parlant des sept esprits, Jean fait référence à la toute puissance de Dieu, c'est-à-dire au Saint-Esprit.


Nous avons donc un message divin et puissant qui s'adresse aux sept Églises en Asie. On peut s'interroger sur la raison de s'adresser aux Églises qui sont en Asie. En effet, pourquoi l'Asie et pas les Églises de Rome, de Grèce ou d'autres régions ? D'abord, ces sept Églises d'Asie ont réellement existé. Elles avaient chacune un évêque et représentaient l'espoir d'une conversion réussie chez les païens hors de l'empire romain. Mais, nous verrons par la suite que ces sept Églises ont une autre représentation, à savoir l'histoire de l’Église du Christ en général.


**Verset 5 :** « Et de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né d'entre les morts et le chef des rois de la terre ! À celui qui nous aime, qui nous a lavés de nos péchés par son sang. »


Le message de Jean fait aussi référence à Jésus-Christ. Nous retrouvons donc, en continuité avec le verset 4, la trinité : Dieu, l'Esprit Saint et Jésus-Christ. Jésus, à qui Jean donne trois titres : il est le témoin fidèle de Dieu, il est le premier ressuscité d'entre les morts, il est donc vainqueur de la mort et il a le pouvoir sur tous les hommes, car il est « le chef de tous les rois de la terre ». Enfin, Jean revient sur l'amour de Jésus, qui a donné sa vie pour nous laver de nos péchés. Il est plus qu'un martyr, il est le rédempteur.


**Verset 6 :** « Et qui a fait de nous un royaume, des prêtres pour Dieu son Père ; à lui soient la gloire et la domination aux siècles des siècles ! Amen ! »


Jean dit que Jésus a fait de nous un royaume. Un royaume est un ensemble d'éléments (ici les chrétiens) avec un roi (Jésus-Christ). Sans lui, nous ne serions pas ce que nous sommes. Il y a derrière cette parole une notion d'unité : unité des chrétiens derrière un roi. Hélas, cette unité n'est pas toujours respectée par les chrétiens. Il parle aussi de « prêtres pour Dieu son Père ». Cela remet en place la vraie fonction des chrétiens : être des prêtres de Dieu, c'est-à-dire des sacrificateurs. Le prêtre à cette époque était le seul à pouvoir accéder au lieu très saint dans le temple de Jérusalem, là où Dieu était présent. En faisant de nous des sacrificateurs, il nous permet d'accéder également au lieu très saint. Il réaffirme aussi le rôle des chrétiens, qui est d'évangéliser et de respecter la parole de Dieu qui s'est exprimée à travers Jésus-Christ. Le verset se termine par une glorification de Dieu, qui rappelle que Dieu est tout-puissant et ce pour l'éternité, car « des siècles et des siècles » signifie l’éternité.


**Verset 7 :** « Le voici qui vient avec les nuées. Tout œil le verra, même ceux qui l'ont transpercé, et toutes les familles de la terre pleureront amèrement sur lui. Oui. Amen ! »


Jean nous annonce la bonne nouvelle : Jésus-Christ va revenir. Il est monté aux cieux 40 jours après sa résurrection et il va revenir des cieux, car il vient « avec les nuées ». Puis Jean ajoute que « tout œil le verra, même ceux qui l'ont transpercé ». Zacharie 12 : 10 annonçait déjà cette nouvelle dans la parole de Dieu : « Je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils regarderont à moi qu'ils ont percé. » Daniel a également une vision en 7 : 13 : « Pendant que je regardais dans mes visions nocturnes, quelqu'un qui ressemblait à un fils de l'homme est venu avec les nuées du ciel. Il s'est avancé vers l'Ancien des jours, et on l’a fait approcher de lui. » Mais tandis que Daniel est seul à voir Jésus, Jean ajoute ce détail : « tout œil le verra.. », ce qui signifie que tout le monde verra Jésus-Christ. Ce point est important pour ce qui va suivre dans les prochains chapitres et la chronologie des événements. Et enfin, plus loin, toujours dans Zacharie comme dans la vision de Jean : « ils mèneront deuil sur lui comme on mène deuil sur un fils unique... », où l'on retrouve le fait que toutes les familles de la terre pleureront amèrement sur lui.


**Remarque :** Ce dernier passage signifie que tous les hommes alors en vie verront physiquement Jésus et pleureront amèrement, ce qui peut se traduire par : lorsque Jésus reviendra, les hommes regretteront de ne pas avoir cru en lui. On peut également penser que les hommes pleureront car l'Église du Christ, ayant été enlevée, ceux qui seront restés ressentiront la douleur de leurs proches perdus. Ce point est très important dans l'établissement de la chronologie des événements à venir, car il faut retenir logiquement que seuls seront vivants, au moment de la venue du Christ, ceux qui ont refusé le Christ, ce qui confirme que l'épouse du Christ (son Église) a été enlevée. Les fidèles en Christ ne seront plus là, les martyrs non plus, car ils n'auront pas à pleurer amèrement. Puis, comme pour mieux appuyer ce que Jean vient d'annoncer, il termine ce verset par « oui » et « amen », c'est-à-dire « ainsi soit-il ! » ou « ainsi est la volonté de Dieu ».


**Remarque :** Si cette révélation a pour objectif de nous préparer à ces événements, nous devons aussi préparer tous ceux qui nous entourent, car ceux qui resteront non seulement affronteront la grande tribulation, mais ils auront aussi perdu leurs proches qui ont été enlevés par le Christ. Il faudra donc les rassurer afin qu'ils comprennent que cet enlèvement est un bonheur infini.


**Verset 8 :** « Je suis l'Alpha et l'Oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant. »


L'Alpha et l'Oméga sont les premières et dernières lettres de l'alphabet grec, ce qui signifie le commencement et la fin. Jean ajoute « celui qui est, qui était et qui vient », c'est ainsi que Dieu se fait appeler. Ce verset 8 appuie le fait que c'est Dieu lui-même qui transmet cette révélation par l'intermédiaire de Jésus-Christ. Il sert à confirmer l'exactitude de cette révélation et qu'elle va se réaliser.


**Verset 9 :** « Moi Jean, votre frère et votre compagnon dans la persécution, le royaume et la persévérance en Jésus-Christ, j'étais dans l'île appelée Patmos à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus-Christ. »


Jean se présente ; il est notre frère et notre compagnon dans la persécution. On voit toute l'humilité de Jean, qui ne se met pas au-dessus des autres. Il partage aussi les souffrances des autres chrétiens. Il précise qu'il se trouve sur l'île de Patmos, qui est une île en Grèce. Jean a en effet été persécuté et condamné à l'exil sur cette île du temps de l'empereur Domitien, parce qu’il a partagé la parole du Christ.


**Verset 10 :** « Je fus saisi par l'Esprit le jour du Seigneur et j'entendis derrière moi une voix forte comme le son d'une trompette. »


Jean précise le jour de cette révélation qui lui a été transmise : il s'agit du jour du Seigneur. Vraisemblablement, c'était un dimanche, sinon il aurait utilisé le terme « Sabbat ». Il y avait en effet, à cette époque, de grandes discussions sur le maintien du Sabbat ou non, tandis que les premiers chrétiens célébraient aussi la résurrection du Christ le dimanche, qui est donc le jour du Seigneur. Jean a été surpris par une voix forte comme une trompette. La trompette exprime la puissance du message, et la voix forte celle de la parole.


**Verset 11 :** « Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept Églises : à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie et à Laodicée. »


La voix ordonne à Jean d'écrire ce qu'il va voir et de l'envoyer aux sept Églises. Pour rappel, Jean, au verset 4, s'adresse à ces sept Églises qui sont en Asie. D'un point de vue historique, l'archéologie confirme l'existence de ces lieux, comme Éphèse, dont certains historiens doutaient de l'existence. Ces Églises ont donc réellement existé, mais elles ont toutes disparu.


**Verset 12 :** « Je me retournai pour savoir quelle était la voix qui me parlait. M’étant donc retourné, je vis sept chandeliers d'or, »

et **Verset 13 :** « et au milieu des [sept] chandeliers quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme. Il était habillé d'une longue robe et portait une écharpe en or sur la poitrine. »


Les deux versets sont traités ensemble, car le verset 13 est une continuité du verset 12. Ici, Jean nous décrit ce qu'il voit en se retournant : sept chandeliers. Ces sept chandeliers représentent la présence de Dieu. En effet, Dieu a demandé à Moïse de réaliser un chandelier en or à sept branches qui avait pour but d'apporter la lumière dans le tabernacle. Sept est le nombre de la perfection en symbolique biblique. Au milieu de ce chandelier, Jean voit quelqu'un qui ressemble à un fils d'homme, habillé d'une longue robe et portant une écharpe en or sur la poitrine. La longue robe symbolise la sagesse et l'écharpe d'or sur la poitrine, la puissance.


Pas de doute, il s'agit de Jésus-Christ.



**Verset 14 :** « Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige. Ses yeux étaient comme une flamme de feu. »


Dans cette description de Jésus, il y a plusieurs symboles :


1. Les cheveux blancs comme la laine blanche. Certains voient dans cette image la pureté. Mais on peut aussi le voir comme dans Daniel 7 : 9, où l'Ancien des jours (Jésus) est décrit avec des cheveux blancs, symbole de l'expérience mais aussi de l'éternité.

2. Ses yeux comme une flamme de feu : c'est la puissance purificatrice du feu mais aussi la vision qui transperce.


**Verset 15 :** « Ses pieds étaient semblables à du bronze ardent, comme s’ils avaient été embrasés dans une fournaise, et sa voix ressemblait au bruit de grandes eaux. »


Le bronze, appelé aussi airain, était un métal noble désigné sous le nom « Chalcolibanon » ou bronze venu du Liban, traduit aussi par bronze ardent selon les versions de la Bible. Les pieds sont associés à la marche, au témoignage de Jésus. Le fait qu'ils soient ardents signifie que le message est brûlant. Sa voix est comme de grandes eaux, car les grandes eaux sont puissantes. Ézéchiel 43 : 2 et 1 : 24 utilisent cette expression pour décrire la voix de Dieu. Cette analogie nous rappelle que Jésus parle au nom de son Père.


**Verset 16 :** « Il tenait dans sa main droite sept étoiles, de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants, et son visage était comme le soleil lorsqu'il brille dans toute sa force. »


On retrouve encore le nombre 7. Les étoiles sont généralement associées aux anges. Le fait que Jésus tienne ces sept étoiles dans sa main droite signifie qu'il a autorité sur les anges, car la main droite est le signe du pouvoir. Du temps des rois, on parlait de la main du roi ; c'était un homme à qui le roi confiait son autorité.


**Remarque :** Certains en ont déduit que Jésus était l'archange Saint Michel. Cette interprétation a donné lieu et donne encore à beaucoup de discussions, sans que l'on puisse réellement trancher.


L'épée qui sort de sa bouche exprime la puissance de sa parole. Elle est à double tranchant pour évoquer toute la puissance de sa parole. Son visage était comme le soleil. Cette image est reprise plusieurs fois dans la Bible, notamment au moment de la transfiguration de Jésus (Matthieu 17 : 2). Pour beaucoup, c'est l'image de la pureté, de la magnificence et de la gloire de Jésus-Christ. On peut y voir aussi la proximité de Dieu avec Jésus-Christ, comme cela fut aussi le cas de Moïse lorsqu'il descendit avec les tables de la loi et que sa tête était illuminée après avoir été proche de Dieu.


Autre remarque : dans les versets 12 à 16 Jean a des difficultés à décrire ce qu'il voit, il utilise des images. Ceci est normal comment décrire une telle magnificence avec des mots.



**Verset 17 :** « Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa alors sa main droite sur moi en disant : « N'aie pas peur. Je suis le premier et le dernier. »


À la vue de Jésus, Jean tombe à ses pieds comme mort, sans doute effrayé. Pourtant, Jean a connu et vécu avec Jésus, mais là, ce n'est plus l'homme mais le Fils de Dieu dans toute sa gloire qui est devant lui. Cette frayeur se retrouve dans toutes les apparitions célestes auprès des hommes, que ce soit une apparition d'un ange, de Jésus-Christ, de Dieu ou de Marie. Ceci est compréhensible, car ces manifestations sont extraordinaires ; il est donc normal que ceux qui y assistent soient effrayés. Jésus, en posant sa main droite, qui représente la puissance, rassure Jean. Il faut remarquer cette différence avec les apparitions des anges, qui se contentent de dire « n'aie pas peur » ou « ne sois pas effrayé... ». Jésus, lui, a un geste affectif en posant sa main sur Jean. Jésus, en se présentant comme le premier et le dernier, fait une analogie avec son Père : « celui qui était, qui est, et qui vient » ; il est l'Alpha et l'Oméga, comme pour montrer à Jean qu'il dispose d'un pouvoir considérable.


**Verset 18 :** « Le vivant. J'étais mort, et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je détiens les clés de la mort et du séjour des morts. »


Jésus précise à Jean qu'il est le vivant, c'est-à-dire l'homme qu'il a connu. Mais il rappelle à Jean qu'il était mort et qu'il est maintenant vivant pour l'éternité. Jésus rajoute qu'il a vaincu la mort, car il détient les clés de la mort et du séjour des morts. C'est par son sacrifice que Jésus a vaincu la mort.


**Verset 19 :** « Écris donc ce que tu as vu, ce qui est et ce qui doit arriver ensuite. »


Jésus demande à Jean d'écrire ce qu'il a vu, ce qui se passe et ce qui va arriver. On retrouve ici l'analogie : « qui était, qui est et qui vient », mais ce qu'il faut retenir c'est que Jésus, avec force, déclare : « ce qui doit ». Ce n'est pas comme une simple vision d'un prophète ou d'un « devin ». Ce verbe « doit » implique qu'il n'y a pas de doute à avoir. Cela va se passer !


**Verset 20 :** « Quant au mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite et des sept chandeliers d'or, le voici : les sept étoiles sont les anges des sept Églises et les sept chandeliers sont les sept Églises. »


Jésus explique le mystère des sept étoiles. Ces sept étoiles sont les anges des sept Églises. Certains voient dans les anges les pasteurs, évêques ou autres hautes fonctions de ces Églises. Cela paraît peu vraisemblable, car à cette époque, dans les Églises apostoliques, il n'y avait pas de fonctions de gouvernement dans ces Églises. Il est plus logique de penser que ces anges doivent être pris dans leur sens naturel que l'on voit dans la Bible. Les Églises auraient ainsi des anges gardiens. Cependant, si l'on retient cette logique, toutes les Églises devraient également avoir un ange. Or Jésus ne parle que de ces sept Églises (sept chandeliers) qui sont en Asie. Il y a donc une dimension supérieure à accorder à ces sept Églises. Ce ne sont pas juste sept Églises en Asie ; ce sont sept Églises avec chacune un ange.

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