Chapitre 2 : messages aux 7 églises

CHAPITRE 2

Messages aux 7 églises


Dans ce chapitre, Jean reçoit les instructions de Jésus-Christ pour rédiger une lettre aux 7 églises d'Asie.


On peut remarquer que ces lettres respectent un plan et une forme relativement identiques. On retrouve :


1. Une présentation de notre Seigneur Jésus-Christ,

2. Une déclaration commune aux lettres qui souligne le fait que rien n'est caché à Jésus-Christ,

3. Une analyse des qualités de chacune des églises, à l'exception de celle de Laodicée,

4. Une liste de reproches faite à chacune d'elles, sauf pour celles de Smyrne et de Philadelphie,

5. Une exhortation et un encouragement afin que les membres de l'église remédient à leurs défauts et réforment ce qui doit l'être,

6. Une promesse aux vainqueurs,

7. Une mise en garde : « Que celui qui a des oreilles écoute... », mise en garde que l'on retrouve souvent dans les paroles de Jésus-Christ dans les Évangiles.


Nous allons reprendre chacune de ces lettres.


LE MESSAGE ADRESSÉ À L'ÉGLISE D'ÉPHÈSE :


Remarques :


À mettre au conditionnel : Éphèse est une église où Jean est allé prêcher et aurait recueilli Marie après la destruction du temple de Jérusalem, selon des écrits apocryphes. Puis, il serait retourné à Éphèse après la mort de l'empereur Domitien, marquant la fin de son exil. Il y serait enterré, bien qu'on n'ait jamais retrouvé son tombeau. Des écrits relatent que Jean aurait été enlevé au ciel à Éphèse.


Ce qui est certain, c'est qu’Éphèse a réellement existé ; des fouilles archéologiques ont mis en évidence une grande ville de 100 000 habitants. Enfin, l’Épître de saint Paul aux Éphésiens prouve l'existence de cette église.


Verset 1 : « Écris à l'ange de l'Église d'Éphèse : ‘Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, celui qui marche au milieu des sept chandeliers d'or :’ »


Nous avons vu que Jésus a demandé à Jean d'écrire 7 lettres à 7 églises d'Asie. La première est pour Éphèse.


Jésus demande à Jean d'écrire à l'ange de l'église. La question qui se pose est : qui est cet ange ? Nous avons posé la même question dans le chapitre 1, verset 20. Notamment, l'usage de l’article défini : « les » 7 anges et « les » 7 églises, laissant supposer qu'il n'y a pas d'autres églises. Or, à cette époque, il y avait bien d'autres églises : Corinthe, Rome, Jérusalem... Nous n'avons pas de réponse.


Verset 2 : « Je connais tes œuvres, ton travail et ta persévérance. Je sais que tu ne peux pas supporter les méchants. Tu as mis à l’épreuve ceux qui se prétendent apôtres sans l’être, et tu les as trouvés menteurs. »


Verset 3 : « Oui, tu as de la persévérance, tu as souffert à cause de mon nom et tu ne t'es pas lassé. »


Le verset 3 complète le verset 2, et l'on peut donc les prendre ensemble. Dans ces deux versets, Jésus complimente l’Église d’Éphèse. Notons que Jésus-Christ, qui sonde les cœurs et les reins, connaît la situation. Les compliments sont importants ; il connaît les souffrances, le travail que l'on peut traduire aussi par peine, et que malgré cela, l’Église ne s'est pas lassée ; elle a persévéré, ce que l'on peut traduire par « tu ne t'es pas détourné de moi » ou par « tu ne m'as pas abandonné ».


Verset 4 : « Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu as abandonné ton premier amour. »


Jésus-Christ reproche à cette Église d'avoir abandonné son premier amour. Ce reproche peut paraître surprenant alors qu'au verset précédent, il la félicite, au contraire, de ne pas l'avoir abandonné. Quel est donc ce premier amour qu'Éphèse a abandonné ?


Selon les exégètes, il y a généralement deux interprétations admises :

L'une est l'abandon de l'amour de Dieu.

L'autre est l'abandon de l'amour du prochain.

Les deux sont en fait intimement liés, puisque Jésus-Christ a défini comme premier commandement : « Tu aimeras Dieu... » et comme second : « Tu aimeras ton prochain... ».


Cependant, il faut rappeler que les premiers chrétiens vivaient en communauté. Ils partageaient tout entre eux grâce à l'amour de Dieu et de son prochain dans une communion de vie. Ces communautés ont périclité, car les hommes restent des hommes, avec leurs désirs, leurs jalousies,... et c'est peut-être aussi cela que Jésus-Christ leur reproche : d'avoir abandonné ces amours qu'ils vivaient dans ces communautés.


Verset 5 : « Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi et pratique tes premières œuvres. Sinon, je viendrai [bientôt] à toi et j'enlèverai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne changes d’attitude. »


Jésus-Christ exhorte l'Église d'Éphèse au repentir et à reprendre ce qu'elle avait entrepris, et il met en garde cette Église de la faire disparaître : « J'enlèverai ton chandelier » si elle ne change pas.


On notera que cette église a réellement disparu, tout comme la ville d'Éphèse, d'ailleurs.


Verset 6 : « Cependant, tu as ceci pour toi : tu détestes les œuvres des Nicolaïtes, tout comme je les déteste, moi aussi. »


Puis Jésus-Christ, dans cette lettre, encourage l'Église d'Éphèse en mettant en avant ses forces : elle déteste les Nicolaïtes comme Jésus-Christ les déteste. Les Nicolaïtes étaient une secte chrétienne qualifiée d'hérétique, car selon leur doctrine de la liberté, ils pouvaient manger les viandes sacrifiées aux autres dieux (Balaam en particulier) et pratiquer des actes immoraux.


Remarque : l'acte de manger les animaux sacrifiés à d'autres dieux a été un point particulièrement discuté par les premiers chrétiens. Certains préconisaient que c'était un péché en référence à l'Ancien Testament, mais d'autres affirmaient que puisque ces dieux n’existent pas, ce n'était que de la viande et qu'ils avaient tort de s'en priver, surtout quand ils étaient en manque de nourriture.


Verset 7 : « Que celui qui a des oreilles écoute ce que l'Esprit dit aux Églises : Au vainqueur, je donnerai à manger du fruit de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu. »


On retrouve ici une formule classique qui a valeur d'avertissement pour tous, et que l'on retrouve dans beaucoup de paroles de Jésus-Christ dans les Évangiles. Mais il faut remarquer que dans cette formule, Jésus-Christ précise « écoute ce que l'Esprit dit... ». C'est une manière de donner encore plus de poids, car c'est la parole de l'Esprit qui est rapportée, pas seulement celle de Jésus-Christ. Et puis Jésus-Christ ne dit pas « à cette église », mais « aux églises », ce qui donne une valeur plus générale à cet avertissement.


Enfin, Jésus-Christ fait une merveilleuse promesse : au vainqueur, c'est-à-dire à ceux qui resteront fidèles à la parole de Dieu, il donnera à manger de l'arbre de vie, autrement dit la vie éternelle, et précise même dans quel lieu : au paradis.




LE MESSAGE À L'ÉGLISE DE SMYRNE


Verset 8 : « Écris à l'ange de l'Église de Smyrne : ‘Voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort et qui est revenu à la vie :' »


Ici encore, Jésus-Christ se présente comme l'alpha et l'oméga et complète en disant celui qui était mort et qui a ressuscité afin de montrer l'importance du message qu'il va délivrer.


Verset 9 : « Je connais [tes œuvres,] ta détresse et ta pauvreté – et pourtant tu es riche – ainsi que les calomnies de ceux qui se disent juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan. »


Dans cette lettre, Jésus-Christ commence par dire : « Je connais ta détresse et ta pauvreté », signe de la compassion qu'il éprouve à l'égard de cette Église. Mais il dit ensuite : « Pourtant, tu es riche », car si elle est pauvre en richesses terrestres et qu'elle est affligée, elle est riche au sens spirituel. Jésus-Christ fait aussi état des calomnies de certains qui se disent juifs, car il ne suffit pas de naître juif ; ils ne le sont pas dans leur cœur, ils ont renié Jésus. Il les accuse d'être des synagogues de Satan, ce qui est une accusation forte pour ceux qui pensent être les élus, seuls dignes d'aller dans le temple de Dieu. On retrouve ici les mêmes reproches que Jésus-Christ faisait de son vivant à l'égard des pharisiens et des prêtres.


Verset 10 :« Ne redoute pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable va jeter quelques-uns d’entre vous en prison afin que vous soyez mis à l'épreuve, et vous aurez dix jours de détresse. Sois fidèle jusqu'à la mort et je te donnerai la couronne de vie. »


Jésus-Christ rassure l'Église, il lui dit qu'elle va souffrir, car Satan va les persécuter par l'intermédiaire des autorités. Certains vont être mis à l'épreuve et ils auront dix jours de détresse. Le chiffre 10, en symbole biblique, signifie la loi ou le tout (comme les dix doigts de la main), ce qui peut se traduire par « ils auront des jours de détresse conformément à la loi des autorités ». Mais Jésus-Christ leur fait une magnifique promesse. S'ils sont fidèles jusqu'à la mort, il leur donnera une couronne de vie, autrement dit, ils auront la vie éternelle.


Verset 11 : « Que celui qui a des oreilles écoute ce que l'Esprit dit aux Églises : Le vainqueur n'aura pas à souffrir de la seconde mort. »


Jésus-Christ, comme au verset 7, termine par la même formule d'avertissement : « Écoute ce que l'Esprit dit aux Églises ». Et comme au verset précédent, il réitère sa promesse de vie éternelle, mais il donne une précision que nous retrouverons plus loin : « Le vainqueur n'aura pas à souffrir de la seconde mort. »




LE MESSAGE ADRESSÉ À L'ÉGLISE DE PERGAME


Verset 12 : « Écris à l'ange de l'Église de Pergame : ‘Voici ce que dit celui qui tient l'épée aiguë à deux tranchants :’ »


Comme dans ces deux lettres précédentes, Jésus-Christ demande à Jean d'écrire à l'ange de l’Église. Dans cette lettre, il se présente comme celui qui tient l’épée aiguë à deux tranchants. On comprend tout de suite que Jésus-Christ ne vient pas féliciter cette Église, mais qu'au contraire, il vient exercer sa justice. L'épée est en effet l'arme symbole de force, et elle est de plus aiguë et à deux tranchants, ce qui renforce le symbole de puissance.


Verset 13 : « Je connais [tes œuvres et] l’endroit où tu es établi : là se trouve le trône de Satan. Tu es fermement attaché à mon nom et tu n'as pas renié la foi en moi, même durant les jours où Antipas, mon témoin fidèle, a été mis à mort chez vous, là où Satan est établi. »


Pergame était une ville très développée. Il y avait là le sanctuaire d'Esculape (célèbre médecin) qui avait pour symbole le serpent, mais où le culte de l'empereur et de Rome avait été établi avec l'élévation d'un temple en 29 avant J.-C. Jésus-Christ commence par reconnaître que cette Église est restée attachée à son nom, malgré le fait qu'elle se soit installée dans un lieu dominé par Satan et qu'elle n'ait pas renié sa foi, même lorsque « Antipas » a été martyrisé.


Verset 14 : « Mais j'ai certaines choses contre toi : tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à tendre un piège aux Israélites pour qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles et se livrent à l’immoralité sexuelle. »


Jésus-Christ adresse des reproches à l'Église de Pergame. Certains se livrent au culte de Balaam. Balaam, dans la partie ancien Testament, était un dieu vénéré par les païens, et Dieu avait mis en garde les Juifs contre les dangers qu'ils couraient à fréquenter ceux qui vénèrent ce faux dieu. Balaam représente tout ce que Dieu déteste. Le reproche est donc très grand.


Verset 15 :« Ainsi, toi aussi, tu as des gens attachés de la même manière à la doctrine des Nicolaïtes. »


Jésus-Christ continue dans ses reproches, car certains d'entre eux sont attachés à la doctrine des Nicolaïtes (voir verset 6).


Verset 16 : « Repens-toi donc, sinon je viendrai bientôt à toi et je les combattrai avec l'épée de ma bouche. »


Jésus-Christ demande aux chrétiens de cette Église de se repentir, car sinon il reviendra les combattre avec sa parole. L'épée de sa bouche signifie la parole du Christ. Or cette parole est puissante, elle commande toute chose, c'est donc une menace sérieuse.


Verset 17 : « Que celui qui a des oreilles écoute ce que l'Esprit dit aux Églises : Au vainqueur, je donnerai [à manger] de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc. Sur ce caillou est écrit un nom nouveau que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit. »


Ce verset débute comme les versets terminant les lettres précédentes. La suite est différente. Comme dans les autres lettres, Jésus-Christ fait une autre promesse au vainqueur, mais il existe plusieurs interprétations différentes concernant ces promesses.

La manne : Il faut d'abord remarquer que dans cette lettre, Jésus-Christ reproche le fait que certains mangent des viandes sacrifiées. La manne, qui a été la réponse de Dieu lorsque les Juifs avaient faim dans le désert, prend alors tout son sens. Jésus-Christ propose une autre nourriture que des viandes sacrificiées : aux vainqueurs, il propose la manne, mais pas n'importe laquelle, la manne cachée. Elle est donc particulière, cette manne, et on peut la considérer comme le vrai pain du ciel. Cette promesse est donc celle de la vie éternelle.


Le caillou blanc : Il parle aussi d'un caillou blanc. Il y a également plusieurs interprétations sur ce caillou. Certains y voient une allusion aux tablettes utilisées pour graver des mots importants, d'autres pensent à une allusion aux pierres précieuses que portaient les prêtres juifs... Difficile de trancher sur ces interprétations. Notons que le blanc est le symbole de la pureté et que sur ce caillou blanc, Jésus-Christ inscrit un nouveau nom que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit. On voit là une relation intime entre celui qui reçoit le caillou et Jésus-Christ. Il y a également la notion de nouveauté, un concept qui revient plusieurs fois dans l'Apocalypse.




MESSAGE ADRESSÉ À L'ÉGLISE DE THYATIRE


Verset 18 : « Écris à l'ange de l'Église de Thyatire : ‘Voici ce que dit le Fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu et dont les pieds sont semblables à du bronze ardent.’ »


Ce verset commence avec le même format que les précédents. Une différence, cependant, la description de Jésus. Il apparaît ici avec des yeux comme une flamme de feu et des pieds comme du bronze ardent. On retrouve la description de la vision de Jean, au verset 14 et 16 du 1er chapitre. Cette description, qui est l'image de la puissance (pieds en bronze ardent) et même de la colère (yeux comme une flamme de feu), annonce un message important et furieux.


Verset 19 : « Je connais tes œuvres, ton amour, ta foi, ton service et ta persévérance. Je sais que tes dernières œuvres sont plus nombreuses que les premières. »


De même que dans les précédentes lettres, Jésus-Christ annonce qu'il connaît ses œuvres, ce qui ne laisse place à aucun doute ni discussion. Il fait d'abord remarquer son amour, sa foi et sa persévérance. Il déclare aussi qu'il constate un progrès, car ses dernières œuvres sont plus nombreuses que les premières. Il y a donc une évolution positive. On peut y voir un encouragement.


Verset 20 : « Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses faire Jézabel, cette femme qui se prétend prophétesse. Elle enseigne et égare mes serviteurs pour qu'ils se livrent à l’immoralité sexuelle et mangent des viandes sacrifiées aux idoles. »


Jésus-Christ adresse maintenant ses reproches en évoquant le manque d'autorité de cette Église avec Jézabel. Jézabel était une reine d’Israël (voir 1 Rois 16:31, 18:4...) qui propageait les idolâtries païennes. Certains exégètes suggèrent qu'il y avait une secte « libertaire » qui est personnifiée dans ce verset. Cette hypothèse est cependant rejetée par la plupart des exégètes qui voient une personne réelle et pensent qu'il s'agissait d'une Jézabel chrétienne, en s'appuyant notamment sur cette partie du verset : « que tu laisses faire » et sur les suivants où le pronom « elle » est repris plusieurs fois. Il existe encore d'autres hypothèses, et il est difficile de trancher.


Ce qu'il faut aussi remarquer, c'est que dans ses paroles, Jésus-Christ utilise souvent des images, des paraboles et des métaphores. Ainsi, rechercher l'origine exacte de cette Jézabel n'est pas forcément important en soi. Et puis, il est surprenant que ces reproches concernent une personne en particulier qu'il aurait été facile d'éjecter de ce groupe de chrétiens, car à l'époque, il n'y avait pas encore de hiérarchie forte qui aurait pu laisser un tel pouvoir à une personne, et qui plus est, à une femme, dont on connaît l'importance que la société de l'époque leur accordait.


Verset 21 : « Je lui ai donné du temps pour changer d’attitude, mais elle ne veut pas se détourner de son immoralité. »


Jésus-Christ fait remarquer que, bien qu'il lui ait laissé le temps pour changer, cette Jézabel s'entête dans son immoralité. Cette remarque indique que, malgré toute la compassion que peut avoir Jésus-Christ, son entêtement annonce des châtiments sévères.


Versets 22 et 23 : « Voici, je vais la jeter sur un lit et envoyer un grand tourment à ceux qui commettent l’adultère avec elle, s'ils ne se repentent pas de leurs œuvres. » « Je frapperai de mort ses enfants, et toutes les Églises reconnaîtront que je suis celui qui examine les reins et les cœurs, et je traiterai chacun de vous conformément à ses œuvres. »




Ces deux versets sont réunis car le verset 23 est en continuité avec le verset 22. Dans ces deux versets, Jésus-Christ annonce le châtiment qui va s'abattre sur ceux qui commettent l'adultère avec elle (Jézabel). Ce châtiment est terrible et va jusqu'à la mort de leurs enfants. Revenons sur ce châtiment.


Remarques :

  1. Curieusement, Jésus-Christ ne parle pas de Jézabel dans les châtiments à venir. Ces châtiments concernent ceux qui commettent l'adultère avec elle, c'est-à-dire ceux qui « trompent » les enseignements du Christ pour d'autres enseignements. Cela confirmerait l'hypothèse selon laquelle Jézabel est plus une représentation imagée d'une déviation de l'enseignement de Jésus qu'une personne physique.

  2. Lorsque Jésus-Christ dit qu'il frappera de mort ses enfants, il faut comprendre ces paroles sous forme d'image. Les enfants sont ici ceux qui vont perpétuer les pratiques que Jésus-Christ condamne, et non la mort physique de la progéniture de ceux qui suivent ces cultes idolâtres.

  3. Enfin, Jésus-Christ termine ce verset en déclarant qu'il sera vainqueur puisque toutes les églises reconnaîtront qu'il « examine les reins et les cœurs », ce qui signifie qu'il sait tout de chacun d'entre nous.


Verset 24 : « Quant à vous, les autres croyants de Thyatire, qui n'acceptez pas cet enseignement et qui n'avez pas connu les profondeurs de Satan – comme ils les appellent – je vous dis : Je ne mettrai pas sur vous d'autre fardeau. »


Ce verset semble confirmer l'hypothèse selon laquelle Jézabel est plus une image qui représente une déviation, une secte, car Jésus-Christ s'adresse aux croyants qui n'acceptent pas cet enseignement. Il ne parle pas ici de mœurs, même s'il fait référence aux profondeurs de Satan. Enfin, ce verset se termine par un encouragement pour ceux qui restent fidèles en Christ : il ne mettra pas d'autre fardeau. Cela rappelle une parole du Christ, dans Matthieu, chapitre 11, verset 28.


Verset 25 : « Seulement, ce que vous avez, tenez-le fermement jusqu'à ce que je vienne. »


Jésus-Christ demande seulement à ceux qui restent fidèles à sa parole de continuer à le faire jusqu'à sa venue. Jésus-Christ nous annonce ici qu'il va revenir !


Verset 26 : « Au vainqueur, à celui qui accomplit mes œuvres jusqu'à la fin, je donnerai autorité sur les nations. »

Verset 27 : « Il les dirigera avec un sceptre de fer, comme on brise les vases d'argile, ainsi que moi-même j'en ai reçu le pouvoir de mon Père. »


Comme dans chacune des lettres, Jésus-Christ fait une promesse à ceux qui accomplissent ses œuvres, autrement dit, à ceux qui mettent en application sa parole. Il leur donnera « autorité sur les nations », et ils auront un pouvoir de les diriger, donné par Jésus-Christ lui-même, c'est-à-dire qu'il les fera participer à la toute-puissance divine.


Verset 28 : « et je lui donnerai l'étoile du matin. »


L'étoile du matin annonce le jour, la lumière ; elle est l'emblème de la gloire future du règne de Jésus-Christ. C'est aussi le nom que l'on donne au Seigneur.


Verset 29 : « Que celui qui a des oreilles écoute ce que l'Esprit dit aux Églises. »


Ce verset termine la lettre de la même manière que les autres lettres.




Commentaires

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  3. Bonjour, la plupart des exégètes pensent qu'il s'agit de Jésus. Dans le chapitre 1 Jésus se présente clairement et le chapitre 2 vient en continuité avec le chapitre 1. Il est donc assez logique de penser que c'est Jésus qui donne l'ordre à Jean de rédiger ces lettres.

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