Chapitre 13 : Les 2 bêtes

 


CHAPITRE 13

Les 2 bêtes


Verset 1 : « Puis je vis monter de la mer une bête qui avait sept têtes et dix cornes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms blasphématoires. »

Jean voit venir de la mer une bête. Dans la symbolique biblique, la mer représente le peuple agité, mais il faut aussi considérer que la mer représente l'Occident pour Israël, ce qui va donner lieu à plusieurs interprétations.

Le mot « bête » lui, désigne sans aucun doute la force matérielle par opposition au spirituel.

Cette bête a déjà été décrite et annoncée par Daniel au chapitre 7, et plusieurs indices indiquent que la bête est un pouvoir politique, car elle a sept têtes avec dix cornes sur lesquelles sont posés des diadèmes. Les cornes symbolisent le pouvoir et le diadème, la royauté.

Les noms blasphématoires ne peuvent être que la volonté de ces cornes d'être considérées comme divines. On sait par exemple que les empereurs romains se donnaient le titre de Dieu et demandaient au peuple de leur vouer un culte.

La plupart des exégètes voient ainsi une représentation de Rome, avec les sept têtes qui représenteraient ses sept collines, et cette allusion aux empereurs romains désireux d'être adorés comme des dieux.

Mais on peut aussi interpréter les sept têtes avec le nombre sept, qui symboliserait la volonté de la bête de se hisser au niveau de Dieu, et donc ne pas concerner uniquement Rome.


Verset 2 : « La bête que je vis ressemblait à un léopard ; ses pattes étaient comme celles d'un ours et sa gueule comme une gueule de lion. Le dragon lui donna sa puissance, son trône et une grande autorité. »

On retrouve dans cette description la vision de Daniel au chapitre 7, sauf que Daniel voit quatre bêtes. Mais si l'on regarde, chacune de ces quatre bêtes décrites par Daniel, elles présentent ensemble les mêmes caractéristiques : la première ressemblait à un lion, la deuxième à un ours, la troisième à un léopard et la quatrième avait des dents de fer.

Si l'on reprend la description de la bête, le léopard représente Alexandre le Grand. Le léopard étant l'animal terrestre le plus rapide et la montée de l'empire d'Alexandre a été fulgurante. L'ours est la représentation de l'empire Médo-Perse, et le lion celui de l'empire babylonien, dont on retrouve beaucoup de statues dans les anciens sites babyloniens avec le lion comme emblème. La quatrième bête décrite par Daniel se retrouve dans les sept têtes avec dix cornes que nous avons vues au verset 1, et qui coïncide bien avec l'interprétation de Rome et ses sept collines.

Ce qu'il faut retenir de ce verset, c'est que Satan donne des pouvoirs à cette bête ; il lui donne aussi son trône, ce qui veut dire qu'il laisse la bête agir à sa place, et une grande autorité, ce qui signifie que beaucoup de personnes vont l'écouter et la suivre.


Verset 3 : « L'une de ses têtes était comme blessée à mort, mais sa blessure mortelle fut guérie. Remplie d'admiration, la terre entière suivit alors la bête. »

Il faut reprendre l'explication de Daniel sur le rêve de la statue que fit Nabuchodonosor pour comprendre cette partie.

Nabuchodonosor avait fait le rêve d'une statue qui avait une tête en or, des épaules en argent, un torse en bronze, des jambes de fer et des pieds mélange de fer et d'argile. Daniel avait expliqué à Nabuchodonosor ce rêve de la manière suivante : la tête en or, c'est Nabuchodonosor lui-même et son empire babylonien. La suite, Daniel l'expliquait comme des empires qui allaient se succéder.

L'histoire montra que les prophéties de Daniel étaient très précises :

=> Les bras en argent correspondent à l'empire Médo-Perse qui succéda à Babylone. Les Mèdes avaient disparu par la suite dans l'empire Médo-Perse, mais il faut remarquer que Daniel voit deux bras qui correspondent parfaitement à cette association des Mèdes et des Perses.

=> Le torse en bronze, c'est Alexandre le Grand qui bâtit son empire après avoir vaincu Darius, roi de Perse.

=> Les pieds en fer, c'est l'empire romain. Ils sont deux, comme cela fut le cas lors de la partition de l'empire romain entre Rome et Constantinople.

=> Les pieds mélange de fer et d'argile correspondent aux successeurs de l'empire romain qui sont en fer, mais comme ils sont divisés, ils sont mélangés avec de l'argile. L'argile ne permet pas une bonne cohésion de ces successeurs, et c'est ce que l'on a pu observer tout au long de l'histoire européenne avec les nombreuses guerres entre ces successeurs de l'empire romain.

Au verset 3, la tête qui fut blessée est bien l'empire romain qui a vu sa chute au 5ème siècle après JC. Mais « sa blessure mortelle fut guérie », et c'est effectivement ce qui s'est passé, car ce sont les successeurs de l'empire romain qui vont dominer le monde entier et que tout le monde admirera pour leurs réussites.

Il est remarquable de voir, et cela doit nous interpeller, que Jean, dans cette révélation, reçoit une prophétie précise et exacte de ce qui va se passer, et dont nous ne pouvons que constater la réalité. Les successeurs de l'empire romain ont été l'Espagne, la France, l'Angleterre, le Portugal, l'Italie, l'Autriche, l'empire germanique... et par extension les USA, le Canada, l'Australie... qui ont effectivement dominé le monde du sixième siècle à nos jours.


Verset 4 : « On adora le dragon parce qu'il avait donné l’autorité à la bête ; on adora aussi la bête en disant : « Qui est semblable à la bête et qui peut combattre contre elle ? »

Le dragon, c'est Satan, et Satan a donné l'autorité à la bête, c'est-à-dire du pouvoir. En acceptant le pouvoir de Satan, on peut dire que la bête a vendu son âme à Satan. La bête est donc l'instrument de Satan.


L'emploi du pronom indéfini « on » signifie que des hommes, sous-entendu pas la totalité, ont adoré la bête. Le mot adoré est ici important, car il s'agit d'une abomination pour Dieu. Dieu en effetdonna à Moïse son premier commandement : « Un seul Dieu tu adoreras. » En adorant la bête, ces hommes enfreignent son premier commandement. Il n'y a pas pire péché pour Dieu, et c'est ce péché qui, dans la Bible, a déclenché sa colère à plusieurs reprises, notamment quand les Juifs ont adoré le veau d'or, puis d'autres divinités alors qu'ils étaient arrivés dans la terre promise.

On peut logiquement s'attendre à une colère divine pour cette abomination, et cela doit nous interroger, car nous appartenons à cette succession de l'empire romain et donc à la bête.


Verset 5 : « Il lui fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes, et elle reçut le pouvoir de faire la guerre pendant 42 mois. »

La bête reçoit une bouche, sous-entendu de Satan, qui profère des paroles arrogantes et des blasphèmes.

Arrêtons-nous sur ce passage.

La parole est très importante dans la Bible, et Jean commence d'ailleurs son évangile en s'inspirant du premier chapitre de la Genèse de la façon suivante. 

On peut lire en Jean 1:1-3 : 

1. « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.»

2. « Elle était au commencement avec Dieu. »

3. « Tout a été fait par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. »


Jean accorde ainsi à la parole le pouvoir de toute action de Dieu. Plus loin, au verset 14, Jean dans son évangile nous dit que la parole s'est faite homme ou chair selon les versions. C'est-à-dire que la parole est devenue Jésus-Christ.

Mais les paroles qui sortent de la bouche de la bête sont arrogantes et blasphématoires car elles sont en opposition à la parole de Dieu et donc à Jésus-Christ. Opposition que l'on retrouve aussi dans Daniel 7:25 en parlant de la quatrième bête (celle dont il est question dans ce verset) : « Par ses paroles, il s’opposera au Très-Haut. Il opprimera les saints du Très-Haut et projettera de changer les temps et la loi. Les saints seront livrés à son pouvoir pendant un temps, deux temps et la moitié d'un temps. » Daniel parle aussi de cette arrogance : Daniel 7:23 « Je regardais les cornes et j’ai vu une autre petite corne sortir du milieu d'elles. Trois des premières cornes ont été arrachées devant elle. Sur cette corne, il y avait des yeux pareils à ceux d’un homme et une bouche qui parlait avec arrogance. »

Tout ceci confirme que la bête est un pouvoir politique et qu'elle s'oppose à Jésus-Christ.

Enfin, dans la dernière partie de ce verset, Jean nous informe que la bête a reçu le pouvoir de faire la guerre pendant 42 mois. Dans d'autres textes, le mot guerre est remplacé par agir. On peut se poser la question : la guerre ou agir contre qui ? La réponse est sans équivoque : à Dieu, à Jésus-Christ et à son église.

On retrouve également cette période de 42 mois qui correspond à trois ans et demi ou à 1260 jours. Comme nous l'avons dit précédemment, il ne faut pas forcément voir cette période au sens littéral, mais ce qui est important de noter, c'est la correspondance de ces périodes que l'on retrouve également dans Daniel 7:25 (voir plus haut).


Verset 6 : « Elle ouvrit la bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour insulter son nom et son tabernacle, ceux qui habitent dans le ciel. »

Nous avons la confirmation dans ce verset que la bête va insulter et offenser Dieu, son tabernacle qui est dans le ciel (à ne pas confondre avec la nouvelle Jérusalem) et tous ceux qui sont aux cieux : les anges et les saints qui ont déjà été enlevés.

On peut se poser la question : en quoi la bête blasphème-t-elle contre Dieu, insulte son nom, son tabernacle et ceux qui habitent dans le ciel ? Si l'on regarde les pouvoirs qui se sont succédés et qui se succèdent encore et qui représentent donc la bête, on ne peut que constater leur soif de pouvoir au point de se croire supérieurs à tout, et si l'on analyse plus précisément notre époque, les lois prises par ces pouvoirs (l'inquisition, persécutions des saints, esclavage, wokisme, laïcité poussée à l'extrême, culte de la richesse, franc-maçonnerie, sciences occultes…) constituent de réelles insultes à la loi de Dieu et au commandement de Jésus-Christ qui nous demandent d'aimer nos prochains.


Verset 7 : « Il lui fut permis de faire la guerre aux saints et de les vaincre. Elle reçut l’autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue et toute nation. »

« Il lui fut permis » ne veut pas dire que Dieu laisse faire impunément, mais dans son plan, Dieu n'intervient pas, car il laisse le libre arbitre. On peut se poser la question : pourquoi Dieu laisse-t-il la bête faire souffrir les saints ? Cette question mérite que l'on s'y attarde un peu.

Contrairement à l'idée que les Juifs et autres païens avaient en priant pour obtenir une faveur des dieux, Jésus-Christ est venu délivrer un autre message. Il est venu apporter la rédemption et la grâce. Aussi, Dieu laisse le libre arbitre aux hommes, car sans libre arbitre, il ne peut y avoir de rédemption et de grâce. C'est d'ailleurs ce que Satan disait : les hommes ne prient Dieu que pour obtenir une faveur. Job démontra le contraire, car même dans les pires épreuves, sa foi ne l'a pas quitté et il démontra ainsi à Satan que l'on pouvait aimer et prier Dieu non pour obtenir des faveurs, mais pour obtenir la grâce. Ainsi, les épreuves que rencontrent les hommes permettent à ceux qui ont leur foi tiédie de la réchauffer ou, au contraire, de la laisser se refroidir. Nous avons vu dans le chapitre 3 de l'Apocalypse, dans les lettres adressées aux églises, en particulier celle de Laodicée, que Jésus-Christ lui reproche sa tiédeur. À l'heure de la venue de Jésus-Christ, il est temps de trancher : voulons-nous rester sur le parvis ou bien rentrer dans le temple ? Voulons-nous réchauffer notre foi et mettre de l'huile dans nos lampes, ou comme le disent beaucoup : profiter de la vie ?

Enfin, cette guerre, qu'il faut prendre au sens spirituel, concernera toute tribu, toute langue et toute nation, c'est-à-dire le monde entier.

En résumé, ce verset nous informe que nous allons subir des épreuves, car Satan a la liberté d'agir, mais ces épreuves doivent renforcer notre foi et non nous faire renoncer.


Verset 8 : « Et tous les habitants de la terre l'adoreront, tous ceux dont le nom n'a pas été inscrit dans le livre de vie de l'Agneau offert en sacrifice, et ce dès la création du monde. »

Dans ce verset, Jean nous indique que tous ceux qui n'ont pas été inscrits dans le livre de vie de l'Agneau adoreront la bête. Il rajoute même « et ce dès la création du monde ». On retrouve également dans ce verset ce que nous avons exposé dans le verset précédent concernant les épreuves que vont subir ceux dont le nom est inscrit dans le livre de l'Agneau.

Cependant, ce passage est intrigant, car il soulève une question qui a fait l'objet de nombreuses discussions : la prédestination de chacun ! Car d'après ce verset, tout semble déjà écrit dans le livre de l'Agneau.


Verset 9 : « Si quelqu'un a des oreilles, qu'il écoute. »

Dans ce verset, Jean nous encourage à rester vigilants, à ne pas adorer la bête et à tenir ferme dans les épreuves.


Verset 10 : « Si quelqu'un fait des prisonniers, il sera emmené prisonnier. Si quelqu'un tue par l'épée, il doit être tué par l'épée. C'est ici que sont nécessaires la persévérance et la foi des saints. »

Il existe des différences de traductions de ce verset. Certaines traductions sous-entendent que ceux qui resteront fidèles à Jésus-Christ seront emprisonnés, voire tués. Mais d'autres traductions, qui semblent plus logiques, vont dans le sens où Jean nous met en garde à ne pas réagir par la violence face à ces épreuves. Nous devons au contraire agir comme les premiers martyrs, par la foi et l'endurance qui doivent être les seules réponses face aux attaques de la bête. Voir Matthieu 26:52 « Alors Jésus lui dit : « Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prendront l'épée mourront par l'épée. »


Verset 11 : « Ensuite je vis monter de la terre une autre bête ; elle avait deux cornes semblables à celles d'un agneau, mais elle parlait comme un dragon. »

Jean voit apparaître une deuxième bête. Celle-ci vient de la terre. Pour rappel, nous avons vu que la première bête venait de la mer et que la mer pouvait s'interpréter comme venant de l'Occident, car la mer est à l'ouest pour Israël, et Rome est bien à l'ouest d'Israël.

Si nous prenons l'interprétation de la mer comme celle de la population agitée, à contrario, la terre représente la population apaisée. Mais cette interprétation ne semble pas logique, car cette deuxième bête n'amène pas l'apaisement.

La première bête, nous l'avons vu, était une représentation d'un pouvoir politique. Ici, la description de la deuxième bête est différente : elle ressemble à un agneau, mais elle a deux cornes et elle parle comme un dragon.

Sa ressemblance avec un agneau fait indubitablement penser au Christ, dont l'agneau est la représentation symbolique. On peut donc dire sans ambiguïté possible que la bête se fait passer pour le Christ, mais ce n'est pas le Christ car elle parle comme un dragon, c'est-à-dire comme Satan. Nous avons là, la description, sans aucun doute, d'un faux prophète.

Jésus-Christ nous a mis en garde (voir Matthieu 7:15) sur les faux prophètes. Mais ici, Jean nous parle d'un faux prophète particulier, car sinon il aurait parlé de plusieurs bêtes.

La deuxième bête vient donc d'Orient et est un faux prophète très puissant, puisque Jean l'identifie à une bête. Notons qu'elle possède deux cornes. Bien sûr, un agneau possède deux petites cornes, mais Jean, dans les descriptions précédentes de l'Agneau représentant Jésus-Christ, ne l'a jamais dépeint avec deux cornes. Pour rappel, les cornes représentent le pouvoir. Ce faux prophète a donc donné lieu à 2 pouvoirs.

En résumé, on peut donc logiquement conclure que la deuxième bête est un faux prophète. Mais ce n'est pas n'importe quel faux prophète, comme il y en a de nombreux, celui-ci est très puissant, il vient d'Orient, il se fait passer pour le Sauveur, mais ses paroles sont celles de Satan et il représente deux pouvoirs.


Remarque : nous verrons par la suite, dans l'Apocalypse 16:13, 19:20 et 21:10, que la deuxième bête est nommée le faux prophète, levant ainsi toute ambiguïté sur cette interprétation dans ce verset.


Verset 12: « Elle exerçait toute l’autorité de la première bête en sa présence, et elle obligeait la terre et ses habitants à adorer la première bête, celle dont la blessure mortelle avait été guérie. »

Certains voient dans ce verset la deuxième bête représentant la classe des prêtres païens, en particulier ceux qui étaient attachés au culte de l'empereur, qui serait la première bête. Beaucoup d'exégètes interprètent en effet que la première bête était l'empire romain et que le septième empereur était Néron et qu'il allait revenir en tant que dixième empereur, marquant ainsi sa guérison, telle que décrite dans les visions de Daniel. Mais l'histoire, malgré toutes les circonvolutions qui ont été tentées (Néron pouvait être le septième empereur si l'on considère les deux usurpateurs), ne reflète pas cette succession. Et puis, cette interprétation suppose que la venue du Christ devait intervenir très peu de temps après Néron, or cela fait près de 2000 ans maintenant que ces cultes ont été tenus.

Si la première bête est bien identifiée par la plupart des exégètes d'aujourd'hui comme étant Rome, la blessure mortelle de la première bête est désormais interprétée comme la renaissance de l'empire romain après sa chute, à travers les différentes nations issues de cet empire : Espagne, France, Italie, Angleterre, Empire germanique,... Or après cette renaissance, il n'y avait plus de culte de l'empereur romain. Les différentes nations issues de cet empire sont toutes devenues chrétiennes. L'interprétation de la deuxième bête comme représentant la classe des prêtres païens ne tient pas.

Ce que nous pouvons retenir de ce verset, c'est que la deuxième bête est de connivence avec la première bête, car elle exerce son pouvoir en la présence de la première bête. De même, la deuxième bête a forcé les habitants à adorer la première bête, car elle a été capable de renaître malgré sa blessure et qu'elle possède un pouvoir immense.


Verset 13 : « Elle accomplissait de grands signes miraculeux, jusqu'à faire descendre le feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes. »

La deuxième bête, ou le faux prophète, était capable de grands prodiges, comme l'avait signalé Jésus-Christ en Matthieu 7:15. Il est difficile de faire un lien entre ces signes miraculeux et l'histoire, mais on peut remarquer que, de nos jours, les armes balistiques que l'on utilise font descendre du feu du ciel sur la terre.


Versets 14 et 15 : « Elle égarait les habitants de la terre par les signes qu'il lui était donné d'accomplir en présence de la bête ; elle leur disait de faire une image de la bête qui avait été blessée par l'épée et qui avait survécu. Elle reçut le pouvoir d'animer l'image de la bête, afin que cette image puisse parler et faire tuer tous ceux qui ne l'adoreraient pas. »

Dans ce verset, on mesure comment beaucoup d'hommes ont été égarés par les prodiges qui lui ont été permis de faire. La partie « faire une image de la bête... » doit être comprise au sens symbolique. Pour rappel, dans les commandements de Dieu il y a celui-ci : « tu ne feras pas d'images taillées... ». Cette partie a pour but de montrer que les lois de Dieu ne sont pas respectées. Ce qui est intrigant, c'est la partie animée de l'image de la bête. Si l'on était au temps des Romains, on pourrait imaginer une statue qui bouge et qui se met à parler. Mais si l'on considère nos médias actuels, c'est exactement ce qu'ils font. Nos moyens techniques permettent d'animer des images, de leur donner la parole, et leur pouvoir est tel qu'ils peuvent avoir un impact sur la vie des hommes. Il suffit de regarder aujourd'hui l'importance des réseaux sociaux. Jean a donc décrit une situation avec les images dont il disposait à l'époque, et qui aujourd'hui se réalisent totalement.


Versets 16 et 17 : « Elle fit en sorte qu’on impose à tous les hommes, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, une marque sur leur main droite ou sur leur front. Ainsi, personne ne pouvait acheter ni vendre sans avoir la marque, c’est-à-dire le nom de la bête ou le nombre de son nom. »

Nous avons vu au chapitre 7, verset 3, que certains hommes étaient marqués au front et que cette marque n'était pas physique, mais qu'elle montrait une volonté, un choix. Ici, de même, il faut prendre cette marque sur leur front comme la volonté de suivre ce que va dicter la loi de la bête. À la volonté s'ajoute l'action, car la marque sur la main signifie qu'il y a une action délibérée de la part de ceux qui ont accepté la marque pour pouvoir acheter ou vendre. Ceux qui refuseront sa marque ne pourront plus vendre ou acheter, c'est-à-dire avoir une vie sociale normale. Ce sera une épreuve très dure pour ceux qui refuseront cette marque.

Jean nous précise que cette marque est le nom de la bête ou le nombre de son nom.

Remarque : il y a beaucoup de personnes qui ont essayé et essayent encore d'interpréter cette marque en relation avec les événements que l'on vit, car inconsciemment ou non, nous cherchons à faire coïncider ce qui se passe de nos jours avec l'Apocalypse. Il en est ainsi avec le verset suivant, qui a généré beaucoup de tentatives d'explication de ce nombre de la bête.


Verset 18 : « Il faut ici de la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence déchiffre le nombre de la bête, car c'est un nombre d'homme. Son nombre est 666. »

Comme indiqué précédemment, beaucoup de personnes ont essayé d'interpréter ce nombre 666 en faisant appel à des calculs parfois très complexes. Il faut retenir de ce verset une partie fondamentale : « il faut ici de la sagesse ». La sagesse, c'est être capable de raisonner en faisant abstraction de ses convictions, de ses a priori, de ses désirs et sentiments.

Puis, Jean précise qu'il faut de l'intelligence pour déchiffrer ce nombre. Cette partie-là a encouragé beaucoup à rechercher toutes les combinaisons mathématiques, cabalistiques possibles pour décoder ce nombre. Peut-être il y t-il un code, un indice, mais il faut aussi remarquer que 6 est le nombre de Satan, car 7 est le nombre complet de Dieu et donc 6 est un nombre incomplet. Le fait qu'il soit répété trois fois (6 6 6) signifie qu'il est trois fois incomplet, à l'opposé de Dieu qui est trois fois Saint. Il est donc peut-être inutile de rechercher à déchiffrer un code, mais simplement à voir dans ce nombre une forme d'allégeance à la bête et donc à Satan.

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