CHAPITRE 21 : Le nouveau ciel, la nouvelle terre et la nouvelle J2rusalem

 

CHAPITRE 21

Le nouveau ciel et la nouvelle terre


Verset 1 : « Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et la première terre avaient disparu et la mer n'existait plus. »

Dans le chapitre précédent, nous avons vu au verset 11 que le ciel et la terre s'étaient enfuis du trône de Dieu. Un nouveau ciel et une nouvelle terre viennent remplacer l'ancien ciel et l'ancienne terre. Pourquoi une nouvelle terre et un nouveau ciel ?

Le nouveau ciel symbolise un nouveau règne de justice. L'ancienne terre était souillée par les péchés des hommes. La nouvelle terre et le nouveau ciel signifient un lieu complètement pur et un nouveau règne de justice.

Plusieurs prophéties annoncent cette nouvelle terre, par exemple : Ésaïe 51 : 6 ; 51 : 16 ; 67 : 17 et 66 : 22. Il y a aussi 2 Pierre 3 : 7 ou 2 Pierre 3 : 17.

Cependant, il n'y a plus de mer. Il ne faut pas prendre ce verset dans un sens géographique, mais dans un sens symbolique. La mer représente, en symbole biblique, la foule agitée et un endroit effrayant, car les Juifs n'étaient pas des marins, ce qui leur faisait peur. C'est pourquoi il n'y a plus de mer, car les peuples sont maintenant apaisés.

Ainsi, ce verset indique qu'une nouvelle humanité prend sa place, sans péchés, sans guerre, sans maladie, sans corruption.


Verset 2 : « Je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une mariée qui s'est faite belle pour son époux. »

Jean voit alors la nouvelle Jérusalem du ciel. Jérusalem est la ville sainte. Cette nouvelle Jérusalem préfigure un nouveau rapport entre Dieu et les hommes. Elle est préparée comme une mariée, car elle va s'unir pour l'éternité avec Dieu.


Verset 3 : « J'entendis une voix forte venant du ciel qui disait : « Voici le tabernacle de Dieu parmi les hommes ! Il habitera avec eux, ils seront son peuple et Dieu lui-même sera avec eux, [il sera leur Dieu]. »

Dans l'ancien temple d'Israël, le tabernacle était le lieu saint du temple où Dieu était présent. Dans ce verset, la voix nous indique que Dieu sera parmi son peuple et pas seulement dans une partie du temple. La voix forte est sans doute celle de Jésus-Christ, la parole de Dieu.


Verset 4 : « Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu. »

Ce verset est une merveilleuse promesse pour ceux qui seront ressuscités ; ils ne connaîtront plus la souffrance, la mort, ni la tristesse.


Verset 5 : « Celui qui était assis sur le trône dit : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. » Il ajouta : « Écris cela, car ces paroles sont dignes de confiance et vraies. »

Dieu demande à Jean d'écrire tout cela, car ce sont des paroles vraies et parce qu'elles doivent être dévoilées. À Daniel, l'archange Gabriel lui avait demandé de mettre sous scellé la révélation qu'il lui avait faite, car ce n'était pas le temps. Jésus-Christ, ou Dieu, au contraire, demande à ce que cette révélation soit connue de tous et écrite, dans le sens de gravée, comme une promesse, un engagement de Dieu.


Verset 6 : « Puis il me dit : « Je suis l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin. À celui qui a soif, je donnerai à boire gratuitement de la source de l'eau de la vie. »

Dans ce verset, Dieu se présente, comme pour mieux signer sa promesse, et il rajoute qu'il offre la vie éternelle à celui qui a soif, c'est-à-dire à celui qui a la foi.


Verset 7 : « Le vainqueur recevra cet héritage, je serai son Dieu et il sera mon fils. »

Le vainqueur, c'est-à-dire les martyrs, les fidèles en Christ lors de la grande tribulation, et ceux qui auront été ressuscités d'entre les morts, recevront la vie éternelle. Ils seront fils de Dieu. Cette dernière partie de ce verset est intrigante : Jésus-Christ est le fils de Dieu. Cela signifierait-il que les vainqueurs seront comme Jésus-Christ, et ainsi que Jésus-Christ est venu nous montrer la voie vers laquelle nous devons nous diriger ?


Verset 8 : « Quant aux lâches, aux incrédules, [aux pécheurs], aux abominables, aux meurtriers, à ceux qui vivent dans l’immoralité sexuelle, aux sorciers, aux idolâtres et à tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre. C’est la seconde mort. »

Dieu prononce aussi sa sentence : tous ceux qui n'ont pas été parmi les vainqueurs, et il cite un certain nombre de leurs péchés, ceux-là seront jetés dans l'étang de feu et de soufre. C'est la seconde mort.


Verset 9 : « Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes remplies des sept derniers fléaux vint m'adresser la parole et dit : « Viens, je te montrerai la femme, l’épouse de l'Agneau. »

Un des sept anges qui tenait une coupe remplie de la colère de Dieu invite maintenant Jean à voir la nouvelle épouse de l'Agneau.


La nouvelle Jérusalem


Verset 10 : « Il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne et me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d'auprès de Dieu. »

Jean est transporté en esprit sur une haute et grande montagne afin de contempler la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel.


Versets 11 à 21 : « Elle rayonnait de la gloire de Dieu. Son éclat ressemblait à celui d'une pierre très précieuse, d'une pierre de jaspe transparente comme du cristal. Elle était entourée d’une grande et haute muraille avec douze portes, et à ces portes douze anges ; des noms y étaient inscrits : ceux des douze tribus d’Israël. Il y avait à l'est trois portes, au nord trois portes, au sud trois portes et à l'ouest trois portes. La muraille de la ville avait douze fondations qui portaient les noms des douze apôtres de l'Agneau. Celui qui me parlait avait pour mesure un roseau d'or afin de mesurer la ville, ses portes et sa muraille. La ville avait la forme d'un carré et sa longueur était égale à sa largeur. L’ange mesura la ville avec le roseau et trouva 2200 kilomètres ; sa longueur, sa largeur et sa hauteur étaient égales. Il mesura aussi la muraille et trouva 72 mètres, selon la mesure humaine qu’employait l'ange. La muraille était construite en jaspe et la ville était en or pur, transparent comme du verre pur. Les fondations de la muraille de la ville étaient ornées de pierres précieuses de toutes sortes : la première fondation était ornée de jaspe, la deuxième de saphir, la troisième de calcédoine, la quatrième d'émeraude, la cinquième de sardoine, la sixième de cornaline, la septième de chrysolithe, la huitième de béryl, la neuvième de topaze, la dixième de chrysoprase, la onzième d'hyacinthe, la douzième d'améthyste. Les douze portes étaient douze perles ; chaque porte était faite d'une seule perle. La place de la ville était en or pur, comme du verre transparent. »

Ces versets sont regroupés car ils décrivent la vision que Jean a de la nouvelle Jérusalem. Cette vision est pleine de symboles. Ce qu'il faut retenir de cette vision, c'est que la nouvelle Jérusalem possède :

- 12 portes : 12 étant un nombre parfait,

- elle est entourée d'une très haute muraille pour indiquer qu'elle est imprenable,

- elle est en forme de carré, qui est une figure géométrique parfaite,

- les matériaux qui la composent sont précieux et l'on retrouve les 12 pierres du pectoral de l'Urim et le Thummim d'Aaron, comme pour indiquer que tous ceux qui sont dans cette nouvelle Jérusalem peuvent accéder au temple, car ce pectoral était porté par les grands prêtres pour accéder au temple.

Tous ces symboles mettent en avant la pureté et la sainteté de la nouvelle Jérusalem.


Verset 22 : « Je ne vis pas de temple dans la ville, car le Seigneur, le Dieu tout-puissant, est son temple, ainsi que l'Agneau. »

Le temple dans les villes terrestres était le symbole des dieux. Dans Jérusalem, le temple était le lieu où le Seigneur était présent. Là, il n'y a plus besoin de temple, car Dieu est présent dans toute la nouvelle Jérusalem.


Verset 23 : « La ville n'a besoin ni du soleil ni de la lune pour l'éclairer, car la gloire de Dieu l'éclaire et l'Agneau est son flambeau. »

Nous avons là une image très forte. Ce verset doit être pris dans un sens symbolique : la gloire de Dieu inonde de lumière la nouvelle Jérusalem et Jésus-Christ est celui qui porte cette lumière.


Verset 24 « Les nations marcheront à sa lumière et les rois de la terre y apporteront leur gloire. »

Dans Ésaïe 60 : 3, on peut lire : « Des nations marcheront à ta lumière, et des rois à la clarté de ton aurore. » C'est sans doute en référence à ce texte que Jean écrit cela.

Tandis qu'auparavant il était impossible de voir la gloire de Dieu (Moïse ne pouvait regarder le buisson ardent), les nations, c'est-à-dire tous ceux qui ont été ressuscités, peuvent maintenant marcher à sa lumière et contempler l'Éternel.


Verset 25 : « Ses portes ne seront pas fermées de toute la journée, car il n’y aura plus de nuit. »

Avant, on fermait les portes de la ville à la nuit venue pour se protéger d'éventuels agresseurs. Il s'agit d'une image pour dire qu'aucune agression n'est désormais à craindre.


Verset 26 : « On y apportera la gloire et l'honneur des nations. »

La gloire et l'honneur des nations représentent tout ce qu'il y avait de vrai, de grand, de bon, de beau, qui se retrouvera dans la cité de Dieu, sanctifié et élevé à sa plus haute puissance. Rien ne se perd dans le règne de Dieu.


Verset 27 : « Il n'entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à des pratiques abominables et au mensonge ; il n'entrera que ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l'Agneau. »

La nouvelle Jérusalem sera pure, car seuls ceux qui ont été ressuscités y entreront.



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Chapitre 13 : Les 2 bêtes

Chapitre 2 : messages aux 7 églises

Chapitre 5 : le livre et l'agneau