CHAPITRE 22 : fin de la description de la nouvelle Jérusalem, la venue de Jésus et conclusion

 


CHAPITRE 22

Fin de la description de la nouvelle Jérusalem



Verset 1 : « Puis il me montra le fleuve d'eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l'Agneau. »

C'est probablement un ange qui parle à Jean depuis le chapitre 21, verset 9, car nous verrons plus loin (verset 9) que Jean fait une confusion en se prosternant devant l'ange. L'ange montre à Jean le fleuve, symbole de la paix, qui s'écoule du trône de Dieu et de l'Agneau. On retrouve dans ce verset une continuité avec Ézéchiel 47:1-12, Joël 4:18 et surtout Genèse 2:10 : « Un fleuve sortait d'Éden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras. »


Verset 2 : « Au milieu de la place de la ville et entre les deux bras du fleuve se trouvait l'arbre de vie qui produit douze récoltes ; il donne son fruit chaque mois et ses feuilles servent à la guérison des nations. »

Le fleuve a deux bras, ce qui se comprend car il sort de chacun des deux trônes (voir verset précédent). Il y a plusieurs interprétations sur l'arbre de vie et les fruits qui servent à guérir les nations. La plupart des exégètes pensent que les nations représentent le peuple des rachetés qui doivent encore être guéris de leurs péchés passés ou de leurs traumatismes. D'autres estiment que cette guérison des nations concerne le passé, avant le dernier jugement, alors qu'elles étaient encore soumises au paganisme. Enfin, quelques exégètes imaginent qu'il s'agit d'une possibilité encore existante pour certains de se racheter. Cette dernière interprétation doit être mise en doute, car nous avons vu précédemment que le jugement rendu était définitif.


Verset 3 : « Il n'y aura plus de malédiction. Le trône de Dieu et de l'Agneau sera dans la ville ; ses serviteurs lui rendront un culte. »

Dans la nouvelle Jérusalem, il n'y aura plus de péchés. L'Éternel et Jésus-Christ seront parmi les hommes qui lui rendront un culte.


Verset 4 : « Ils verront son visage et son nom sera sur leur front. »

Tous les hommes et toutes les femmes qui seront dans la nouvelle Jérusalem verront l'Éternel. Le nom sur le front est, comme nous l'avons déjà vu, une image qui indique que le Seigneur habitera leurs pensées.


Verset 5 : «Il n'y aura plus de nuit et ils n'auront besoin ni de la lumière d’une lampe ni de celle du soleil, parce que le Seigneur Dieu les éclairera. Et ils régneront aux siècles des siècles. »

La gloire de Dieu illumine la nouvelle Jérusalem ; les hommes et les femmes baigneront dans cette gloire qui les éclairera, et ce pour l'éternité (des siècles et des siècles).


La venue de Jésus-Christ


Verset 6 : « Il me dit : “Ces paroles sont dignes de confiance et vraies ; et le Seigneur, le Dieu de l’esprit des prophètes, a envoyé son ange pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt.” »

L'ange reprend les paroles de Jésus-Christ au premier chapitre de cette révélation, comme pour appuyer l'exactitude de ce qui est révélé.


Verset 7 : « Voici, je viens bientôt. Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre ! »

On retrouve, avec le verset 6 de ce chapitre, les mêmes recommandations que Jésus-Christ fait dans les trois premiers versets du premier chapitre.


Verset 8 : « Moi, Jean, j'ai entendu et vu ces choses. Après les avoir entendues et vues, je tombai aux pieds de l'ange qui me les montrait pour l'adorer. »

Jean reprend la parole pour redevenir acteur de cette révélation. Il tombe aux pieds de l'ange, mais nous verrons au verset suivant que celui-ci le met en garde.


Verset 9: « Mais il me dit : “Garde toi bien de le faire ! Je suis ton compagnon de service, celui de tes frères les prophètes et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu.” »

Jean fait de nouveau la même confusion que dans le chapitre 19, verset 10, et l'ange le reprend de la même manière, car seul Dieu peut être adoré.


Verset 10 : « Puis il ajouta : “Ne marque pas du sceau du secret les paroles de la prophétie de ce livre, car le temps est proche.” »

À la différence de la révélation qui avait été faite à Daniel, à qui il avait été demandé de sceller cette révélation, Jean ne doit pas la garder secrète. L'ange explique la raison : les temps sont proches. Remarque : bien sûr, pour les premiers chrétiens qui pensaient que Jésus-Christ allait revenir très prochainement, il s'est écoulé près de 2 000 ans, et ceux-ci pourraient se poser la question : les temps sont proches, mais on ne voit rien venir. Ceci est le mystère de Dieu : le temps terrestre n'est pas le même que le temps céleste. N'oublions pas non plus la prophétie de Jonas, qui avait mis en garde Ninive, qui allait être détruite à cause de ses péchés. Les habitants de Ninive ont écouté Jonas et ont fait acte de repentance. Dieu a alors épargné Ninive. Cela signifie que les événements ne sont pas irréversibles. Si les hommes écoutaient, respectaient et mettaient en pratique la parole du Christ, ces événements n'auraient peut-être pas de raison d'être. Dieu a un plan, et c'est lorsqu'il décidera que c'est le moment de provoquer le jugement dernier qu'il le fera. Jésus-Christ a d'ailleurs dit que nul ne connaît l'heure, pas même le Fils, seul le Père.

Cette révélation nous adresse ainsi un message : personne ne sait quand auront lieu ces événements, mais il faut se préparer car ils peuvent survenir à n'importe quel moment. Loin de suivre la parole du Christ, l'homme se détourne de lui et beaucoup d'injustices règnent dans notre monde.


Verset 11 : « Que celui qui est injuste commette encore des injustices et que celui qui est sale se salisse encore, mais que le juste pratique encore la justice et que celui qui est saint progresse encore dans la sainteté. »

Parce que le temps n'est pas encore venu, l'Éternel laisse le libre arbitre aux hommes, en encourageant ceux qui pratiquent la justice à continuer ainsi et en incitant celui qui est saint à progresser encore dans sa sainteté. Notons que l'Éternel distingue ceux qui pratiquent la justice de ceux qui sont saints, acceptant ainsi que les hommes aient des degrés divers dans leur foi. Non, tout le monde n'est pas forcément un saint, mais chacun doit persévérer dans la voie du Seigneur.


Verset 12 : « Voici, je viens bientôt et j'apporte avec moi ma récompense pour traiter chacun conformément à son œuvre. »

Ici, c'est Jésus-Christ qui parle. On ne voit pas très bien, entre les versets 9 et 10, à quel moment Jésus-Christ prend la parole, mais dans ce verset 12, c'est clairement Jésus-Christ qui s'adresse à Jean, car il dit : « Je viens bientôt », et il ne peut s'agir que de Jésus-Christ. Il rappelle qu'il apporte avec lui sa récompense, conformément aux œuvres de chacun.


Verset 13 : « Je suis l'Alpha et l'Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. » Nous retrouvons là la formule que Jésus-Christ a employée au chapitre 1, verset 8. Il est le début et le commencement. Mais il ajoute aussi qu'il est le premier et le dernier, c'est-à-dire l'unique ; il n'y aura pas d'autres fils de Dieu. Il est la fin, car il n'y aura pas un autre temps messianique que celui qu'il apporte.


Verset 14 : « Heureux ceux qui lavent leur robe : ils auront droit à l'arbre de vie et pourront entrer par les portes dans la ville ! »

On aurait pu ajouter : « Heureux ceux qui lavent leur robe dans le sang du Christ », car Jésus-Christ a lavé les hommes de leurs péchés avec le sang qu'il a versé. Oui, ceux qui lavent leurs péchés auront la vie éternelle et pourront entrer dans la nouvelle Jérusalem.


Verset 15 : « Dehors les chiens, les sorciers, ceux qui vivent dans l’immoralité sexuelle, les meurtriers, les idolâtres et tous ceux qui aiment et pratiquent le mensonge ! »

Ceux qui, par contre, ne vivent pas dans la foi n'entreront pas dans la nouvelle Jérusalem.


Verset 16 : « Moi, Jésus, j'ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Églises. Je suis le rejeton de la racine de David et son descendant, l'étoile brillante du matin. »

Jésus-Christ réaffirme qui il est : le rejeton de la racine de David, tel que cela avait été prophétisé, l'étoile brillante du matin, car c'est un jour nouveau qu'il est venu annoncer.


Verset 17 : « L'Esprit et l'épouse disent : “Viens !” Que celui qui entend dise : “Viens !” Que celui qui a soif vienne ! Que celui qui veut de l'eau de la vie la prenne gratuitement ! »

Jésus-Christ nous invite à venir vers lui. Que celui qui veut la vie éternelle vienne. Cette invitation est gratuite et offerte à tous pourvu qu'ils acceptent de venir vers Jésus-Christ.


Conclusions


Versets 18 et 19 : « Je le déclare à toute personne qui écoute les paroles de prophétie de ce livre : si quelqu'un y ajoute quelque chose, Dieu lui ajoutera les fléaux décrits dans ce livre ; et si quelqu'un enlève quelque chose aux paroles du livre de cette prophétie, Dieu enlèvera sa part de l'arbre de la vie et de la ville sainte décrits dans ce livre. »

Jean met en garde ceux qui écoutent ces paroles. Rien ne doit être rajouté ni enlevé à ce qui est écrit. Autrement dit, cette révélation est un tout. C'est la parole du Christ et elle doit être respectée en tout point.

De semblables défenses de rien ajouter ni retrancher se trouvent dans le Deutéronome 4.2 ; 12.32. La menace formulée par Jean peut sembler d'une sévérité excessive. Il ne faut pas oublier cependant que l'apôtre réclame un tel respect pour son écrit, parce qu'il y voit l'œuvre de Dieu. Paul aussi prononce l'anathème sur quiconque annoncerait un autre Évangile que le sien, parce que cet Évangile, il l'avait reçu par une révélation de Jésus-Christ (Galates 1.8, 12). Il est vrai que Paul appelle la malédiction d'en haut sur ceux qui renverseraient les principes mêmes de l'Évangile de la grâce, tandis que Jean prononce la condamnation éternelle de ceux qui ajouteraient ou retrancheraient des paroles du livre de cette prophétie. En effet, des changements apportés pourraient avoir de graves conséquences. Ces altérations seraient propres à détourner les âmes de la vérité, qui seule peut leur assurer une part de l'arbre de la vie. Elles exposeraient l'Église à se relâcher dans son attente vigilante du Seigneur, à voir son espérance diminuer et à être affaiblie dans les luttes redoutables qu'elle doit soutenir.


Versets 20 et 21: « Celui qui atteste ces choses dit : “Oui, je viens bientôt.” Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ soit avec tous les saints ! »

Cet amen concerne le lecteur de l'Apocalypse et appelle Jésus-Christ à venir.



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